• Cameroun - Palmarès des lycées et collèges : le privé laïc relève la tête

    Palmarès des lycées et collèges : le privé laïc relève la tête

    Trois des établissements scolaires de ce secteur figurent parmi les dix meilleurs du Cameroun d’après l’office du bac.

    Ceux qui pensaient encore que les établissements secondaires privés laïcs n’étaient que des écuries où le style d’enseignement laisse à désirer vont certainement revoir leur position. Le palmarès des établissements établi par l’Office du baccalauréat du Cameroun (OBC), et rendu public en début de semaine, sera pour beaucoup dans ce changement. En effet, selon le classement des établissements aux examens 2008 gérés par l’OBC, trois de ces collèges figurent parmi les dix premiers, avec parfois des remontées fulgurantes, avec des résultats largement au-dessus de la moyenne. C’est le cas du collège la Conquête de Douala, qui est passé de la 15e place l’année dernière à la 4e cette année, avec un taux de réussite de 84,8%. Idem pour l’Institut Victor Hugo de Yaoundé, qui a troqué sa 10e place de la session 2007 contre la 5e en 2008, pour un taux de réussite de 78,99%. Certains, comme le collège privé laïc Notre Dame des Béatitudes de Yaoundé, se sont quelque peu maintenus, puisque cet établissement est passé du 8e au 7e rang. Même si le taux de réussite a baissé de 80,15% à 75,47%. Et selon des responsables d’établissements rencontrés, ce n’est pas bien sorcier de sortir du lot.

    La discipline, le travail, un personnel qualifié et régulièrement recyclé, la limitation des effectifs, mais aussi la politique de recrutement, sont quelques secrets de cette réussite qui ont fait de certains établissements privés laïcs des références en matière d’éducation. Tenez par exemple, à la Conquête de Douala ou à Victor Hugo à Yaoundé, l’admission se fait par voie de concours, même si à Yaoundé, on privilégie les classes d’examen. « La qualité des élèves y est également pour beaucoup, d’où les évaluations hebdomadaires, les révisions continues et le soutien personnalisé. Sans oublier la collaboration des parents », a précisé Olivier Beleoken, principal de l’Institut Victor Hugo. Et si ce succès pourrait monter à la tête, Olivier Beleoken, bien que satisfait de cette position, se sent un peu inquiet. « Cette place nous appelle a davantage de travail et de veille, car le plus difficile n’est pas d’être parmi les meilleurs, mais d’y rester », a-t-il souligné.

    Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM
    [15/01/2009]


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